Une virgule d’acier (2007)

Résumé :

Certains départs s’imposent à nous. Ces deux textes – Départs et La vie comme une formule – réunis sous le titre Une virgule d’acier participent du même cheminement, celui qui conduit à se retrouver, à se trouver, au mitan de vies cassées, giflées par une virgule d’acier. Reste alors un temps de silence, le sien.
La narratrice de Départs, dont le corps, progressivement, va refuser de suivre le mouvement d’une société d’agitation, de rentabilité et de vitesse, découvre à travers la douleur irrépressible, une vérité qui lui échappe. La tentation de partir, de fuir, de céder à une facilité exotique est grande, mais finalement, heureusement inaccessible. C’est une rencontre qui lui permettra enfin de comprendre que le voyage est intérieur et l’apaisement, solitaire, mais vecteur d’une force inouïe, personnelle. Immobile et lumineuse.
Dans le second texte, La vie comme une formule, Alexandre, écrivain reconnu et solidement ancré dans des certitudes formatées, voit son univers se fissurer et même, partir en fumée, au propre comme au figuré. Alors il va courir, de plus en plus vite, de plus en plus loin, compagnon d’une folie qui, peut-être, finalement, le mènera au-delà de ce qu’il envisageait.